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Ancient Colonel Commandant

  • Col (Ret'd) M.C. Johnston
    [July 1991 - May 2004]
  • Col (Ret'd) W.G. Svab
    [July 1987 - July 1991]
  • Col (Ret'd) G.W. Bruce
    [July 1983 - June 1987]
  • BGen (Ret'd) A. Mendelsohn
    [Jule 1979 - June 1983]
  • Col (Ret'd) A.L. McLean
    [Aprl 1975 - June 1979]
  • Gen (Ret'd) A.G.L. McNaughton
    [March 1946 - March 1964]

Colonel M.C. Johnston, CD

Le colonel Johnston est diplômé du Collège Militaire Royal du Canada. Ildétient un baccalauréat en sciences appliquées de l'université de Colombie-Britannique ainsi qu'une maîtrise en génie de l'université du Michigan. Il a fréquenté le Collège d'état-major de l'Armée canadienne et il est membre de l'Association des ingénieurs professionnels de l'Ontario. Officier de la Force Régulière, il a servi durant 31 ans en tant que membre du service du Génie électrique et mécanique terrestre (GEMT) jusqu'à sa retraite en 1983. Il a été nommé colonel commandant du service du GEMT le 1er juillet 1991.

Au cours de sa carrière, il a été directeur du génie et maintenance (véhicules de soutien) au QGDN, commandant du 202e Dépôt d'atelier, officier supérieur d'état-major de la maintenance au quartier général de la Force Mobile, chef d'équipe de la planification au Groupe de travail du système de maintenance du DEVIL au QGDN, commandant adjoint et officier de la section de dépannage du 4e atelier de campagne, commandant du 2e RCHA LAD et officier de contrôle du 213e Atelier de maintenance. De plus, il a participé à la Commission internationale de contrôle et de supervision (Vietnam 1973) en qualité de commandant régional et il a été chef d'état-major du personnel de soutien de la Force régulière au quartier général de la Milice du district d'Ottawa.

A sa retraite des Forces armées canadiennes, il a été nommé directeur de la Régie nationale d'urgence en matière d'énergie, au ministère d'énergie, mines et ressources ainsi que représentant canadien au comité de planification des approvisionnements en pétrole. Il a pris sa retraite en mars 1991.

Le colonel Johnston est Vice-président du Centre de santé Perley et Rideau pour anciens combattants. Il a également servi en tant que président des amis du Musée canadien de la guerre, président du Club des collèges militaires royaux du Canada, président de l'association du génie électrique et mécanique, Vice-président (Ontario) du Congrès des Associations de la Défense ainsi que Vice-président de l'institut du Congrès des Associations de la Défense. Il est membre de l'Institut des Services Unis d'Ottawa.


Gen (Ret'd) A.G.L. McNaughton

By : 2lt A.R. Mills

Lorsqu'il est question de grandeur, il arrive souvent que l'on ne s'entende pas sur la signification profonde de l'expression. Fait-on allusion à une capacité d'influencer les gens pour les pousser à s'améliorer? Parle-t-on d'une aptitude à entrer dans l'inconnu et à tracer une nouvelle voie, ou simplement d'une faculté à toujours se dépasser pour atteindre de nouveaux objectifs? Quelle que soit la définition choisie, rares seraient ceux qui pourraient prétendre que le Général Andrew G.L. McNaughton n'a pas surpassé la norme, lui qui a fait partie des Canadiens les plus en vue du XXe siècle et qui a probablement été l'ingénieur le plus remarquable des Forces canadiennes.

Né en 1887, à Moosomin (Saskatchewan), Andrew G.L. McNaughton se découvre très tôt un intérêt pour la science et la technologie. Il fréquente l'Université McGill,à Montréal, où il obtient un baccalauréat et une maîtrise en physique et génie (respectivement en 1910 et 1912). En 1909, pendant ses études, il s'enrôle dans la milice et ne tarde pas à être déployé comme officier, en 1914, dans la 4e Batterie du Corps expéditionnaire canadien où il combat au cours de la Première Guerre mondiale. Pendant son service à l'étranger, McNaughton applique ses excellentes connaissances scientifiques aux techniques d'artillerie. Au cours d'une guerre où l'artillerie deviendra l'arme dominante, cette nouvelle approche ne tarde pasà entraîner des victoires décisives et lui vaut un avancement rapide. Même blessé à deux reprises, il continue de mener ses troupes au combat. À la fin de la guerre, il a atteint le grade de brigadier-général et commande le Corps canadien d'artillerie.

Après la Grande Guerre, McNaughton assume le poste de chef d'état-major général (que l'on appelle aujourd'hui chef d'état-major de l'Armée de terre). Il centre surtout ses efforts sur la mécanisation des Forces armées et la modernisation de la milice. Au cours de son travail, il aide à établir un système de transmission de signaux radio du Nord en utilisant des techniques d'arpentage améliorées, fondées sur la photographie aérienne. Bien que cette contribution soit très utile aux systèmes de communication, elle est loin d'être aussi importante que la participation de McNaughton à la mise au point du radiocompas à rayons cathodiques, qui deviendra la principale composante des systèmes radar.

Après avoir abandonné la vie militaire pendant un certain temps et assumé la présidence du Conseil national de recherches du Canada de 1935 à 1939, McNaughton s'engage à nouveau dans l'Armée lorsque la Deuxième Guerre mondiale éclate. Déployé outre-mer à titre d'officier général commandant la 1re Division d'infanterie canadienne, il transforme rapidement l'unité en corps d'armée, puis en armée. En 1943, il démissionne de son commandement pour ensuite être nommé ministre de la Défense, en 1945.

Même si à cette époque de sa vie il a déjà accompli beaucoup plus que ce dont pourraient rêver la plupart des gens, il n'a pas encore fini de laisser son empreinte sur le Canada. Après la guerre, il devient ambassadeur du Canada aux Nations Unies et siège à la Commission de l'énergie atomique des Nations Unies. Il est également le premier colonel commandant de la Branche du GEM, de 1946 à 1964, et reste de loin celui qui a occupé le plus longtemps ce poste dans l'histoire de l'organisation. En plus de faire partie de plusieurs organismes officiels, il fait également preuve d'un patriotisme inébranlable en se battant pour la sauvegarde des ressources naturelles du Canada et contre le Traité du fleuve Columbia, qui a permis l'inondation de terres agricoles fertiles pour régler le débit d'eau de certaines sections en aval du fleuve, situées aux États-Unis. Après avoir passé 53 ans au sein de la Fonction publique du Canada, le Général McNaughton est décédé en 1966, à l'âge de 79 ans. L'ensemble des réalisations qu'il a cumulées au cours d'une vie au service du pays qu'il a tant aimé ne pourront jamaisêtre pleinement mesurées. C'est pourquoi plusieurs lieux et organismes au pays comprennent des édifices et des monuments érigés en son honneur.

On commémore sa mémoire notamment à Chatham (Nouveau- Brunswick). Jusqu'en 1996, le groupe de défense aérienne du Régiment royal de l'Artillerie canadienne comprenait une unité opérationnelle (119e Batterie d'artillerie antiaérienne) et l'École de l'artillerie antiaérienne, où l'on enseigne l'artillerie et la maintenance,à la Base des Forces canadiennes de Chatham. Étant donné que le Général McNaughton était considéré comme l'artilleur le plus prolifique de l'histoire du Canada et qu'il avait des liens avec des spécialistes de la maintenance, le Régiment lui a rendu hommage en donnant son nom à l'édifice principal de l'école. Au bout du compte, on se souviendra du Général Andrew McNaughton pour sa détermination à promouvoir la place du Canada dans l'histoire. De ses talents de brillant ingénieur sur le plan technique, jusqu'à sa vie d'homme politique, sans oublier le titre souvent employé de « père de l'Armée canadienne », les effets de son parcours extraordinaire se répercuteront sur plusieurs décennies. De nombreux termes pourraient décrire son passage sur terre, mais on pourrait sans nul doute bien le résumer en disant qu'il s'agit là de « la vie d'un grand homme ».