31e Régiment des transmissions - Histoire

Notre Histoire

Même si l’appellation « 31e Régiment des transmissions (Hamilton) » est relativement récente, l’histoire des transmissions militaires à Hamilton a commencé il y a plus de 85 ans, lors de la formation du « 1er détachement de T.S.F. » (Number 1 Wireless Detachment) du CE, en 1912. Il s’agit de la seule unité radio de la Milice de l’Armée canadienne jusqu’au début de la Première Guerre mondiale.

Après la guerre, soit en 1920, le Corps royal canadien des transmissions (qui avait été formé en 1903 sous le nom de « Canadian Signalling Corps ») met sur pied un élément de la Milice (appelé « Corps canadien des transmissions » [CCT]).À Hamilton, une compagnie est formée et désignée 14e Compagnie du 2e Bataillon, CCT. Son quartier général administratif se trouve à Toronto et le premier commandant du bataillon est le Lcol Malloch, originaire de Hamilton.

Le nom de l’unité change à de nombreuses reprises, en fonction des plans plus ou moins ambitieux du ministère de la Guerre pour la Milice. L’unité devient une entité autonome et est rebaptisée « Compagnie no 1, 8e Transmissions divisionnaires, CCT » (Number 1 Company, 8th Divisional Signals, CCS) le 1er avril 1929. En avril 1936, la Milice reçoit le titre « Royal », qu’elle partage dès lors avec ses compatriotes de l’armée permanente. Peu après, alors que les plans de mobilisation sont adaptés pour mieux correspondre à la réalité, l’Unité est rebaptisée Compagnie no 3, Corps « A » du CRCT (Number 3 Company, « A » Corps RCCS), en 1936.

En 1939, à l’aube de la Seconde Guerre mondiale, le CRCT de la Milice est mobilisé et rassemblé à Camp Barriefield, près de Kingston en Ontario. Le contingent de Hamilton est commandé par le Major H.D. Rice. À Barriefield, des sections du Corps sont attachées à des régiments d’artillerie, des compagnies sont affectées à des brigades d’infanterie et des régiments, à des quartiers généraux divisionnaires. Le Corps sert dans chaque théâtre d’opérations, dans les unités des bases et aussi avec la formation au Canada. Pendant ce temps, de retour à Hamilton, l’Unité demeure une compagnie de réserve à des fins de renforcement et de remplacement. Vers la fin de la guerre, l’unité devient le« Régiment de transmissions de la 1re Division (Réserve) », CRCT (1st Division Signals [Reserve] RCCS); son quartier général et une compagnie se trouvent à Hamilton tandis que le contrôle administratif de deux compagnies se trouve à London et à Windsor et celui d’une section de la compagnie de London, à Stratford.

Après la guerre, l’unité est encore rebaptisée : « Régiment des transmissions de la 1re Division d’infanterie » (1 Infantry Divisional Signal Regiment). Par ailleurs, le système britannique d’identification des unités est adopté, de sorte que les compagnies et les sections subordonnées deviennent des escadrons et des troupes.

Entre 1945 et 1950, le ministère de la Guerre se penche sur la façon d’organiser la Milice à la lumière des leçons tirées de la mobilisation en prévision de la Seconde Guerre mondiale. Selon la politique officielle, les unités de transmissions de la Milice sont considérées comme des unités d’instruction et fournissent donc du personnel sur une base individuelle plutôt que collective (unités complètes) en cas de mobilisation. Ainsi, le 3 mars 1950, l’unité est reformée sous le nom de « 1er Escadron indépendant de transmissions » (1st Independant Signal Squadron). Peu après, une section du Service féminin de l’Armée canadienne (CWAC) est recrutée et devient un élément efficace de l’escadron.

Les systèmes de communication de l’Armée de terre, de la Marine et de la Force aérienne sont regroupés en 1964 au sein d’une seule organisation appelée « Système de communications des Forces canadiennes ». Au moment de l’unification des services des Forces canadiennes, le 1er Escadron indépendant de transmissions passe sous le commandement de l’Armée de terre (Force mobile).

Le 1er mars 1974, le commandement du 1er Escadron indépendant de transmissions passe de la Force mobile au Commandement des communications des Forces canadiennes. Comme l’escadron se trouve à l’intérieur des limites géographiques du 70e Groupe des communications, il est désigné « 705e Escadron des communications (Hamilton) ». Ce changement fait en sorte que l’instruction portant sur les téléimprimeurs par lignes terrestres s’ajoute au programme de l’escadron et il permet également à l’escadron de demander un insigne d’unité; cette demande reçoit la sanction royale en octobre 1979 et l’escadron adopte la devise Excellentia in Opera.

Le 1er février 1991, l’unité prend le commandement du détachement des communications de la CRFC Hamilton, de sorte que pour la première fois de l’histoire de l’unité, son effectif comprend du personnel civil à temps plein. En raison de l’élimination des téléimprimeurs du système de communication, le détachement est démantelé en juillet 1995.

En 1994, le CCFC est remplacé par l’Organisation des services d’information de la Défense (OSID) et l’escadron y est intégré; il en fait toujours partie.

L’unité a vécu bien des changements au cours de son existence : elle est passée de l’instruction à l’aide de pigeons voyageurs, d’héliographe et de télégraphe aux radios à sauts de fréquence, aux liaisons satellitaires terrestres et aux réseaux informatiques. L’unité ne se prépare plus simplement à la guerre, mais aussi à des missions de maintien de la paix de l’ONU et elle s’entraîne aussi à aider le Canada en cas de catastrophe. Toutefois, indépendamment de la tâche à accomplir ou des changements que réserve l’avenir, les membres de l’unité afficheront le professionnalisme et la compétence qui sont la marque de commerce des transmissions à Hamilton.

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