The Grey and Simcoe Foresters - Histoire

Notre Histoire

En 1795, le district de Simcoe (qui englobait une grande partie du territoire qui correspond aujourd’hui aux comtés de Grey et de Dufferin) a été créé par le lieutenant­-gouverneur John Graves Simcoe, dans le cadre de l’organisation de la région à des fins militaires. Le district a été peu peuplé durant plusieurs années, mais au début de la guerre de 1812, le nombre d’hommes qui y habitaient était suffisant pour qu’une bonne douzaine d’entre eux fassent partie de la milice de York; ces hommes ont participé aux combats qui se sont déroulés dans les hauteurs de Queenston. En 1814, d’autres hommes sont partis de North Simcoe pour se joindre aux Territoriaux de Terre­Neuve, juste à temps pour sauver l’île de Michilimacinac et capturer les deux goélettes américaines qui étaient en train de l’attaquer, ce qui a permis à la Marine britannique de reprendre la suprématie dans le secteur supérieur des Grands Lacs. Plusieurs de ces hommes ont ensuite suivi le Capitaine Bulger, et ils étaient à ses côtés au moment où il a capturé le poste américain de Prairie du Chien, au Wisconsin. À la fin de la guerre, les unités de la milice ont toutes été dissoutes, et la milice sédentaire a repris ses activités habituelles.

La rébellion organisée par Mackenzie, en 1837, a donné lieu à la mise sur pied de deux bataillons provisoires loyaux. Ces bataillons ont commencé à marcher vers le sud dès que la nouvelle de la rébellion s’est répandue et ont occupé le secteur d’activité central des rebelles, dans les comtés de South Simcoe et de North York. Bon nombre des membres de ces bataillons sont restés en service, au sein d’un bataillon constitué qui avait été établi à Toronto au cours de l’hiver. Connu sous le nom de « Royal Foresters », ce bataillon a participé à des missions à Toronto et le long de la frontière du Niagara. Lorsque le bataillon a été dissous, les membres qui appartenaient aux compagnies les plus efficaces sont restés en service actif à Penetanguishene, jusqu’en 1842, avant d’être finalement libérés.

Ce n’est qu’à la fin de 1855, au moment de l’adoption d’une nouvelle loi sur la milice, qu’une milice active, structurée en compagnies locales, a été établie. La Compagnie de fusiliers de Barrie, dont l’établissement a été autorisé en décembre 1855, est la première à avoir été mise sur pied dans notre région. D’autres compagnies ont vu le jour peu de temps après dans les comtés de Grey et de Simcoe, d’Owen Sound et Leith à Cookstown et Bradford.

La milice a été mise à l’épreuve une première fois en décembre 1865, lorsqu’elle a été mobilisée à la suite du raid de St. Alban. Rattachée au 2e Bataillon d’administration, la Compagnie de fusiliers de Barrie a été en mission à la frontière du Niagara durant deux mois environ. En mars 1866, d’autres compagnies de la Milice ont été appelées en renfort pour contrer l’invasion des féniens. Certaines des compagnies du comté de Grey ont été envoyées à Sarnia, tandis que certaines des compagnies du comté de Simcoe ont été renvoyées à la frontière du Niagara. Le mois de juin 1866 a été marqué par la plus importante mobilisation de cette époque. Les compagnies du comté de Grey n’avaient jamais été renvoyées dans leur comté d’origine et sont donc restées à Sarnia, sauf la Compagnie de Leith, qui a fini par se retrouver à Cobourg. Les compagnies du comté de Simcoe sont retournées à Niagara, et leurs membres y sont restés en service actif durant presque deux mois.

Le 14 septembre 1866, le gouvernement a finalement autorisé la formation de bataillons. Les compagnies ont été réorganisées : celles du comté de Grey ont formé le 31e Bataillon d’infanterie de Grey et celles du comté de Simcoe, le 35e Bataillon d’infanterie de Simcoe (qui sera renommé « Simcoe Foresters » peu de temps après).

Les Territoires du Nord­-Ouest ont été le lieu des deux mobilisations suivantes. En 1870, un groupe de volontaires de la région se sont rendus à la rivière Rouge avec le Colonel Wolseley. Sam Steele est le plus connu d’entre eux, mais le Capitaine Daniel Hunter McMillan était aussi du nombre, et il a ultérieurement été nommé lieutenant-­gouverneur du Manitoba (et fait chevalier). En 1885, le Quartier général et quatre compagnies du Simcoe Foresters ont été unis à quatre compagnies du 12e Bataillon de York pour former le Bataillon provisoire de York et Simcoe, qui a été mis à contribution en Saskatchewan, durant la rébellion du Nord-­Ouest.

La guerre des Boers a donné lieu à une nouvelle période d’effervescence. Un certain nombre de membres des bataillons de Grey et de Simcoe se sont portés volontaires. Le Caporal James Halkett Findlay, un résidant de Barrie qui était au service du Simcoe Foresters, a perdu la vie à Paardeberg, devenant le premier soldat canadien à mourir au combat en Afrique du Sud. Il a été le premier soldat du Grey and Simcoe Foresters à mourir au champ de bataille.

Le déclenchement de la Première Guerre mondiale a donné lieu à une montée fulgurante du patriotisme. Fatigués d’attendre qu’on fasse appel à leur régiment, un bon nombre des membres des 31e et 35e Bataillons ont quitté leur unité pour se joindre à des contingents qui allaient partir plus tôt. Dans la région, la formation de bataillons n’a été autorisée qu’en 1916; le 147e Grey Foresters et le 157e Simcoe Foresters ont donc été mis sur pied à ce moment. Les volontaires ont été si nombreux que deux autres bataillons ont été établis peu de temps après, soit le 177e Simcoe Foresters et le 248e Grey Regiment. Des compagnies du 157e Bataillon ont participé aux travaux de défrichage du nouveau Camp Borden, et durant l’été de 1916, une grande partie des membres des quatre bataillons y suivaient déjà leur entraînement. À l’automne, les soldats formés ont été envoyés en Angleterre, mais ils ont été déçus d’apprendre que le corps canadien avait décidé de ne pas augmenter le nombre de ses divisions. Par conséquent, les nouveaux bataillons ont été dissous, comme bien d’autres, et leurs membres ont été envoyés en renfort là où on avait le plus besoin d’eux. Toutefois, un bon nombre de Canadiens ont continué de servir au sein d’un bataillon et ont réalisé de grands exploits. Le Soldat Tommy Holmes (14e Bataillon de Grey) est devenu le plus jeune Canadien à mériter la Croix de Victoria, pour les exploits qu’il a réalisés à Passchendaele pendant qu’il était au service du 4eBataillon canadien de fusiliers à cheval. Le docteur Norman Bethune a commencé sa carrière au sein du 147e Bataillon. Leslie Frost, qui a été le plus longtemps en poste à titre de premier ministre de l’Ontario, a fait partie du 35e Simcoe Foresters, du 157e Bataillon et du 20e Bataillon du Corps expéditionnaire canadien.

Les années de l’entre­deux­-guerre ont été difficiles. Malgré tout, les unités, qui s’appelaient désormais Grey Regiment et Simcoe Foresters, sont restées actives. En 1932, Simcoe Foresters a été autorisé à sceller une alliance impériale avec le Sherwood Foresters. Cette alliance dure toujours, bien que le Sherwood Foresters soit depuis devenu le 2e Bataillon du nouveau Mercian Regiment. En 1936, le fusionnement du 31e Grey Regiment et du 35e Simcoe Foresters, qui avaient tous les deux fait l’objet d’un avis officiel dans la Gazette du Canada le 14 septembre 1866, a abouti à l’établissement The Grey and Simcoe Foresters. D’une certaine manière, il s’agissait presque d’un retour aux origines.

En 1939, le pays est de nouveau entré en guerre. Cette fois, The Grey and Simcoe Foresters a été mobilisé, mais il devait respecter une condition : il devait être formé d’une compagnie du Grey Regiment, d’une compagnie du Simcoe, d’une compagnie de l’Algonquin Regiment et d’une compagnie du Northern Pioneers. Ensemble, ces unités ont formé la Northern Brigade. Les membres de l’unité ont suivi un entraînement au Camp Borden avant de se rendre dans la région de Canso, en Nouvelle-­Écosse, pour assurer la défense côtière. Ils ont ultérieurement été envoyés massivement à Debert pour y suivre un entraînement intensif. Le bataillon a fini par être renvoyé à Niagara, où il a été chargé d’assurer la défense du canal Welland. De nombreuses rumeurs circulaient, mais à un moment donné, il s’est avéré que l’une d’entre elles était fondée. En effet, l’unité a été convertie en un bataillon de chars de l’Armée de terre, puis renvoyée au Camp Borden pour y suivre un entraînement. À la fin de 1942, le mouvement vers l’Angleterre a commencé. À leur arrivée, les soldats ont été déçus, comme leurs prédécesseurs. En effet, l’armée disposait d’un trop grand nombre d’unités de chars, de sorte qu’en août, les membres du bataillon, qui comptaient parmi les derniers arrivants, ont une fois encore été dispersés pour être envoyés en renfort ailleurs.

Depuis la guerre, les membres du Foresters n’ont jamais cessé de faire preuve de ténacité et de souplesse. Converti en une unité de canons antichars en 1946, le Foresters est devenu une unité de pièces de campagne au début des années 1950. Il a été doté d’une batterie antiaérienne légère peu de temps après, mais il a été reconverti en un régiment blindé en 1956. Dans les années 1960, le Grey and Simcoe Foresters assumait la fonction de reconnaissance avec des véhicules légers, et il a joué ce rôle jusqu’en 1969, soit jusqu’à ce qu’il redevienne un régiment d’infanterie.

Après la guerre, le Foresters a participé à des missions un peu partout dans le monde : en Corée, dans la bande de Gaza, dans les hauteurs du Golan, en ex­Yougoslavie, en Afghanistan, au Soudan et en Sierra Leone.

Plus d'histoire sur The Grey and Simcoe Foresters peut être trouvé sur le site Internet Histoire et patrimoine.

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