Aide-Mémoire - Annexe G - Saluts

  1. Le salut militaire est une marque officielle de respect et de courtoisie. En raison du grade qu'ils affichent, les membres honoraires seront salués. Comme les colonels et les lieutenants­colonels honoraires tiennent le même rôle, les saluts qu'ils s'échangent sont minimes lorsqu'ils participent au même événement. Cependant, en public, il est correct de saluer une personne de grade supérieur.
  2. Le salut militaire traduit la façon traditionnelle de manifester la confiance et le respect. Même si la façon de saluer varie selon les circonstances, le fait d'indiquer son respect en saluant constitue l'une des conditions essentielles de la discipline militaire. Les saluts doivent être retournés lorsqu'on est en uniforme (et qu'on porte la coiffure); d'habitude, on le fait à l'extérieur ou dans des locaux désignés de l'unité. Pour apprendre la façon appropriée de saluer, demandez conseils aux chefs de l'unité.
  3. Au Canada, les saluts militaires ne s'adressent qu'à la Reine, au Gouverneur général, aux membres de la famille royale, à la royauté étrangère reconnue, aux Chefs d'états ou de gouvernements étrangers, au Premier ministre, au Ministre et au Ministre associé de la Défense nationale, aux Lieutenants­gouverneurs et aux officiers commissionnés. Le militaire à qui on fait un salut doit le retourner.
  4. Les officiers doivent saluer les officiers d’un grade supérieur au leur et répondre à tous les saluts qu'ils reçoivent. Les officiers supérieurs qui reçoivent les saluts de troupes en marche au cours d'une prise d'armes doivent garder la position du salut jusqu'à ce que chacun des éléments constitutifs soit passé devant eux.
  5. Les officiers et les militaires du rang qui ne font pas partie d'un groupe formé de militaires doivent saluer individuellement tout officier de grade supérieur qu'ils croisent. L'officier supérieur à qui s'adresse un salut doit le retourner, tandis que les militaires qui l'accompagnent font une « tête à droite/gauche » lors de l'échange de salut ou de salutations. Les militaires en uniforme qui ne portent pas de coiffure saluent en se tenant au garde-à-vous. Cela dit, on ne salue jamais sans coiffure; s'il faut saluer un officier supérieur ou retourner un salut, la manœuvre appropriée consiste à se mettre au garde-à-vous avec les bras droits le long du corps.
  6. Édifices. On ne salue pas à l'intérieur d'un édifice public ou militaire, sauf lors de rassemblements, de cérémonies, dans les secteurs désignés par les commandants ou lorsqu'on entre dans le bureau d'un officier qui, en vertu de son grade ou de son poste, a normalement droit à un salut, ou lorsqu'on quitte son bureau.
  7. Cénotaphes. Les officiers et les militaires du rang doivent saluer en se conformant aux modalités prescrites pour les militaires seuls ou en groupe lorsqu'ils passent devant le Monument commémoratif de guerre du Canada ou un cénotaphe érigé à la mémoire de militaires.
  8. Drapeaux. Les militaires seuls ou en groupe doivent rendre les honneurs lorsque les drapeaux consacrés sont dégainés, sauf si le drapeau fait partie d'une escorte funéraire.
  9. Édifices et services religieux. Dans les lieux de culte, il convient, selon les coutumes religieuses en cause et la religion du militaire, d'afficher les marques de respect et de courtoisie qui conviennent (voir la section 3, chapitre 2 du document A­AD­265­000/AG­001 – Instructions sur la tenue des FC pour obtenir des explications supplémentaires).
  1. Funérailles. Les honneurs décrits ci­dessous doivent être rendus lorsqu'il s'agit de funérailles d'État, militaires ou civiles. La dépouille du défunt a la préséance et l'exclusivité des saluts pendant des funérailles.
    1. les militaires doivent porter la coiffure et saluer lorsqu'ils passent devant le cercueil lors de la vigile d'un mort;
    2. lorsqu'un cortège funèbre passe, les militaires en groupe doivent s'arrêter et se tourner pour lui faire face, et l'officier ou le militaire responsable du groupe doit saluer le défunt jusqu'à ce qu'il ait passé. Les militaires seuls doivent saluer le défunt de la même façon;
    3. les militaires seuls ou en groupe qui portent les armes doivent saluer tout cortège funèbre en présentant les armes;
    4. le salut se fait de la façon décrite ci-dessus au moment de la mise en terre du cercueil; et
    5. à la fin des funérailles militaires, I‘aumônier se rend au pied de la tombe pour présenter ses respects. Les militaires se rendent ensuite au pied de la tombe pour présenter individuellement leurs respects en saluant. S'ils sont nombreux, les militaires peuvent s'approcher librement en petits groupes. 
  2. Services commémoratifs et funérailles. Il faut saluer pendant le « dernier appel » et pendant le « réveil » au cours des services commémoratifs et des funérailles. Le salut débute lorsqu'on joue la première note et se termine dès que la dernière note de chaque pièce est jouée.
  3. Saluts de courtoisie.  Ce qui suit s'applique :
    1. il convient de saluer les officiers étrangers de la même façon qu'on salue les officiers canadiens, à moins que les circonstances ne s'y prêtent pas; et
    2. les militaires peuvent saluer certains civils qu'ils rencontrent (accueil ou adieu) en signe de respect.
  4. Hymnes et saluts.  Pendant l'hymne royal, le salut royal, le salut vice­royal, l'hymne national canadien (voir le manuel A­AD­200­000/AG­000 - La structure du patrimoine des Forces canadiennes) ou l'hymne national d'un pays étranger, tous doivent se lever et faire ce qui suit :
    1. tous les militaires ne faisant pas partie d’un groupe formé doivent saluer. Le salut commence lorsqu'on joue la première note et cesse dès que la dernière note est jouée;
    2. les militaires en groupe doivent être placés au garde-à-vous, et tous les officiers ou la personne responsable doivent saluer. Les groupes formés de militaires portant les armes doivent présenter les armes;
    3. dans les établissements de la défense, tous les véhicules se trouvant suffisamment près pour que les personnes transportées entendre l’hymne doivent s'arrêter, et ces dernières doivent en descendre et rendre les honneurs; et
    4. l’hymne n’est pas chanté lorsqu'il s’inscrit dans le cadre du salut ou d’un rassemblement, mais l’est au cours d’un rassemblement à l’église (cérémonie du souvenir ou commémorative). S'il faut chanter pendant une cérémonie en plein air ou une cérémonie commémorative, les participants du rassemblement doivent être placés au garde-à-vous et chanter l'hymne national; les officiers ne saluent pas.
  1. Drapeau national. Lorsqu'on hisse ou qu'on baisse le drapeau national dans un établissement de la Défense, tous les militaires en uniforme ou non qui sont en mesure de voir le drapeau doivent se tourner vers le mât, se tenir au garde-à-vous et saluer de la façon décrite ci-­dessous :
    1. tous les militaires ne faisant pas partie d’un groupe formé doivent saluer;
    2. les groupes militaires ne portant pas les armes doivent s'arrêter et se tourner vers le mât, et l'officier ou le militaire responsable du groupe doit saluer;
    3. les militaires armés doivent présenter les armes; et
    4. les véhicules qui sont en vue du mât doivent s’arrêter et les personnes transportées doivent descendre et rendre les honneurs.
  2. Rassemblements. Les membres des Forces armées canadiennes qui assistent à un rassemblement en tant que spectateurs doivent se conduire comme suit :
    1. se lever à l'arrivée et au départ de l'officier de la revue ou du dignitaire. Lorsque les troupes sont armées, le signal convenu pour se lever à l'arrivée est le commandement « À L'ÉPAULE – ARMES », donné par le commandant du rassemblement. Au moment du départ, les militaires doivent demeurer au garde-à-vous après le dernier salut royal ou salut général, jusqu'à ce que l'officier de la revue ou le dignitaire quitte la zone du rassemblement;
    2. saluer lorsque les drapeaux consacrés dégainés passent directement devant eux. Les canons constituent les drapeaux consacrés des unités d'artillerie et doivent être considérés comme tel lorsqu'ils défilent au cours des prises d'armes officielles; et
    3. saluer lorsqu'on joue des hymnes nationaux et des saluts royaux, et se tenir au garde-à-vous lorsqu'on joue le salut général.
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