Des employeurs voient des soldats du The Queen’s Own Rifles en action

Article / Le 8 novembre 2016 / Numéro de projet : c-ar-1109-ex-quick-rig

BFC TRENTON, Ont. – Les soldats du The Queen’s Own Rifles of Canada, alors qu’ils enfilaient leur harnais de parachute et se munissaient de leurs armes et de leurs sacs en vue d’un saut dans le cadre d’un exercice en campagne tenu en fin d’octobre, étaient observés.

Ceux qui les observaient, des civils éblouis, écoutaient avec attention le caporal Katherine Jessome, monitrice de saut, occupée à réciter sur le ton du commandement les éléments de la liste de contrôle pré-saut, prenaient des dizaines de photos à l’aide de leurs téléphones cellulaires et échangeaient à voix basse des commentaires enthousiastes.

« On croirait assister à un film », de chuchoter une femme tandis que les militaires sortaient l’un après l’autre de la salle des préparatifs du Centre d’instruction supérieure en guerre terrestre de l’Armée canadienne (CISGTAC) et se dirigeaient vers l’appareil CC-130J Hercules qui les attendait. « Ils m’impressionnent tellement! »

Ces vingt-et-un civils étaient des employeurs et des gens d’affaires du Toronto métropolitain invités par le Conseil de liaison des Forces canadiennes (CLFC), l’organisation de promotion de la valeur des réservistes auprès des employeurs civils, à observer l’exercice d’un jour Quick Rig du Queen’s Own Rifles.

Le capitaine de frégate Matt Davies, officier de liaison du CLFC pour l’Ontario, précise que l’observation par des civils, le 29 octobre, de l’exercice du The Queen’s Own Rifles fait partie du programme ExecuTrek du Conseil, qui donne aux employeurs, superviseurs et professionnels des ressources humaines une vue directe de l’instruction des militaires et des avantages que ceux-ci en tirent : des compétences professionnelles, des habiletés de gestion, des valeurs, l’éthique du travail et encore bien davantage.

Selon le capitaine de frégate Davies, quand des employeurs voient des réservistes en action, ils se rendent compte des avantages que procure au militaire le perfectionnement professionnel continu auquel il est astreint.

« Quand des employeurs observent des réservistes dans leur environnement et dans l’exercice de leur emploi militaire, ils me disent souvent admirer le professionnalisme de ces marins, de ces soldats et de ces aviateurs », affirme le capitaine de frégate Davies. « Les réservistes aiment beaucoup expliquer le travail qu’ils font en uniforme. Les employeurs gardent une forte impression de la confiance en soi, des aptitudes au leadership et du travail d’équipe que nous, dans le monde militaire, ajoutons à l’équation. »

Les observateurs civils de l’exercice Quick Rig ont profité d’une visite du CISGTAC, et notamment de ses installations d’entraînement au parachutisme, à la guerre en milieu urbain et aux opérations en milieu montagneux. Ils ont ensuite été emmenés à la zone de saut (ZS) Hodgson, au détachement des Forces canadiennes Mountain View, peu éloigné, pour voir le The Queen’s Own Rifles monter une attaque aérienne.

Bien que de forts vents aient interdit le saut en parachute, les militaires en déploiement depuis le point d’atterrissage du Hercules ont pris d’assaut une position ennemie pour sauver un groupe d’otages – joués par les visiteurs civils.

David Graeme, le propriétaire de Belyea Brothers, compte quatre réservistes parmi les employés de son entreprise de chauffage et de climatisation résidentiels. Cette sortie était sa première exposition à ce que font ses employés pendant leurs fins de semaine militaires et ce qu’il a vu l’a renversé.

« Je suis tellement content qu’ils nous aient invités », s’exclame-t-il, clignant des yeux en regardant le CC-130 Hercules survoler la zone dans un grondement à la fin de l’attaque. « Ce que j’ai vu ici, c’est une camaraderie formidable – c’est comme une famille et c’est très impressionnant. »

M. Graeme, qui s’était fait accompagner par son fils et partenaire d’affaires Phil Graeme, a souligné que les compétences et l’engagement des militaires n’ont fait que confirmer sa décision d’embaucher des réservistes de l’Armée de terre. « Ils ont pour culture de faire le travail et c’est évidemment très important pour une entreprise. »

Le Lieutenant-colonel Sandi Banerjee, commandant du Queen’s Own Rifles, s’est dit plus qu’heureux d’accueillir des visiteurs pendant l’instruction de son régiment. « Cet exercice est une occasion en or de montrer aux employeurs et aux employeurs potentiels de nos militaires de quoi ceux-ci sont capables », affirme-t-il pendant une pause au cours de l’exercice d’un jour.

« Cela leur permet de voir ce qu’ils font et à quel point ils le font bien. C’est une occasion de présenter toutes les compétences que nos militaires et nos chefs subalternes ont perfectionnées pendant l’instruction. »

Les gens d’affaires présents ont vu leur journée couronnée d’une réception au mess des officiers de Trenton, où le Colonel Colin Keiver, commandant de la 8e Escadre de l’Aviation royale canadienne et le Lieutenant-colonel Spencer Selhi, commandant du 436e Escadron de transport, ont abordé la contribution importante des réservistes au maintien de la capacité de mission.

Par le capitaine Chris Wattie, Affaires publiques du 32e Groupe-brigade du Canada

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