L’Armée était devenue un « mode de vie » pour le premier colonel honoraire de l’Armée canadienne

Article / Le 27 novembre 2017 / Numéro de projet : 17-0259

Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

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Toronto (Ontario) — Le colonel honoraire de l’Armée canadienne (AC) Blake Goldring, premier de l’histoire à occuper ce poste, vient de terminer son mandat. Ses nombreuses contributions à l’AC ont été soulignées dans le cadre d’une cérémonie tenue le 24 novembre 2017 à Ottawa. Il possède des liens bien ancrés avec l’organisation militaire, son engagement officiel ayant commencé lorsqu’il a été nommé colonel honoraire du Royal Regiment of Canada en 2005.

Cette expérience a inspiré chez le très réputé PDG de AGF Management Limited la création de la Compagnie Canada, un organisme de bienfaisance non partisan venant en aide aux militaires, aux anciens combattants et aux membres de leurs familles en offrant des bourses, des programmes d’emploi et de nombreux autres services.

Il n’est donc pas étonnant que le Col hon Goldring soit par la suite devenu le tout premier colonel honoraire de l’organisation de l’Armée canadienne entière, en 2011. Le lieutenant-général Peter Devlin, commandant de l’Armée à l’époque, avait souligné qu’il s’agissait d’une excellente nouvelle pour le Canada.

Dans l’entrevue qui suit, le Col hon Goldring parle de ses 12 années de service et de la façon dont faire partie de l’AC est devenue au fil du temps un véritable mode de vie pour lui.

Votre travail à titre de colonel honoraire et auprès de la Compagnie Canada témoigne des liens très forts que vous entretenez avec l’organisation militaire. Comment ses liens sont-ils nés?

J’ai toujours été très intéressé par l’histoire et eu une grande admiration pour nos militaires. Par contre, je ne suis pas issu d’une famille militaire. Mon premier contact avec l’Armée a été lors d’un dîner régimentaire organisé par le Royal Regiment of Canada. J’ai été frappé par la camaraderie et la fierté qui se dégageaient des soldats que j’ai rencontrés, et inspiré par l’histoire et les traditions du régiment. Lorsque le commandant a mis sur pied un groupe de soutien civil, j’ai sauté sur l’occasion pour m’y joindre. Je trouvais qu’il y avait un réel besoin de collaboration accrue entre l’organisation militaire et la communauté. Ce sentiment est devenu encore plus fort lorsque j’ai été nommé colonel honoraire du Royal Regiment of Canada et que j’ai créé la Compagnie Canada.    

Quels ont été pour vous les aspects les plus gratifiants de votre travail à titre de colonel honoraire?

Le plus gratifiant a d’abord et avant tout été de pouvoir rencontrer tous ces hommes et femmes en uniforme professionnels, dévoués et engagés à servir notre pays. Leur leadership est incroyablement inspirant et très impressionnant. Je me suis fait beaucoup d’amis et j’ai appris à connaître étroitement notre organisation militaire. C’est un honneur de faire partie de cette grande famille. J’ajouterais également que j’ai eu beaucoup de plaisir. J’ai eu la chance de rencontrer nos troupes sur le terrain en Afghanistan, en Pologne et en Israël, notamment, et de visiter les différentes bases partout au Canada. C’était inspirant. Je suis très fier des membres de nos forces armées. J’ai beaucoup appris durant mon mandat avec les Forces armées canadiennes, ce qui m’a d’ailleurs permis de venir un meilleur chef d’entreprise.

Quelle a été votre première réaction lorsqu'on vous a demandé de devenir colonel honoraire du Royal Regiment of Canada, puis de l’Armée canadienne tout entière par la suite?

Honnêtement, j’ai été tout aussi surpris que flatté. Lorsque le major-général Reg Lewis m’a demandé d’aller manger avec lui un midi, j’étais certain qu’il voulait me demander de faire un don; j’avais même apporté mon chéquier! [rires] Lorsqu’il m’a fait part de son plan, je lui ai répondu qu’il n’avait pas choisi la bonne personne. À l’époque, je n’avais encore jamais tiré d’une arme ni pris part à un défilé. Il m’a alors dit quelque chose qui a façonné mon expérience militaire depuis : « Nous avons besoin de gens de l’extérieur. » Ces paroles ont été très importantes pour moi, parce qu’elles m’ont fait réfléchir à l’engagement de l’Armée envers la communauté générale, ce qui est devenu ma plus grande motivation. J’ai été incroyablement touché qu’on m’ait choisi pour devenir le tout premier colonel honoraire de l’Armée canadienne. C’était un peu comme si on vous remettait une feuille vierge et demandait de rédiger votre propre description d’emploi. Lorsque vous êtes appelé à travailler étroitement avec le commandant de l’Armée, vous êtes exposé aux niveaux de leadership les plus élevés. J’ai trouvé cette expérience incroyablement enrichissante. Ce qui avait commencé comme un engagement à court terme il y a 12 ans est véritablement devenu un mode de vie pour moi.

En quoi votre service à titre de colonel honoraire de l’Armée canadienne a-t-il été différent de celui à titre de colonel honoraire du Royal Regiment of Canada?

Ce sont deux mandats assez différents. Le rôle du colonel honoraire régimentaire a été établi il y a plus d’un siècle et comporte un ensemble de tâches clairement définies, comme le mentorat, le soutien aux troupes de l’unité et la conservation des traditions du régiment.

Le colonel honoraire de l’Armée canadienne est appelé à travailler étroitement avec le commandant de l’Armée, et non avec une unité en particulier. Au fil du temps, les responsabilités inhérentes au poste ont évolué : conseiller le commandant de l’Armée canadienne sur des questions non militaires, au besoin; représenter l’opinion civile lors de rencontre avec les troupes; ou encore renforcer les liens entre la communauté générale et l’Armée.

Les colonels honoraires sont les gardiens de l’histoire et des traditions régimentaires, et font la promotion de leur régiment auprès de leur communauté. Pourquoi croyez-vous que ce travail est important?

Il s’agit des deux responsabilités principales des colonels honoraires : le souvenir et l’intendance. Les sénats et fondations des régiments appuient les colonels honoraires dans leur mandat de conservation des traditions et des souvenirs de l’unité. Les colonels honoraires doivent aussi veiller à mettre en place de solides liens communautaires et à en tirer profit pour assurer une appréciation et une compréhension de l’organisation militaire par le grand public.

Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui envisage une nomination à titre de colonel honoraire?

Saisissez l’occasion! C'est une chance unique de servir votre pays tout en rencontrant certains des meilleurs hommes et femmes du Canada. J’ai participé activement au recrutement de plusieurs colonels honoraires au cours des 12 dernières années, et ils m’ont tous dit qu’il s’agissait de l’une des plus belles expériences de leur vie.

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