Des réservistes relèvent le défi Tough Mudder

Article / Le 7 juillet 2016

Peter Mallett / Rédacteur attitré

Des membres du 5e Régiment d’artillerie de campagne (Colombie-Britannique) sont sortis triomphants de l’une des épreuves d’endurance les plus difficiles au monde.

Dix réservistes ont entrepris l’épreuve Tough Mudder, qui s’est déroulée au parc olympique de Whistler le 18 juin dernier. Ils étaient tous inscrits à la course de 19 kilomètres et 20 obstacles.

 

C’est une course à la fois longue et physiquement exigeante; pour la terminer, chacun doit travailler plus fort qu’il ne le ferait habituellement, tous doivent se serrer les coudes. La collaboration est un facteur essentiel à la réussite.

 « Nous avons commencé l’épreuve en groupe et nous avons terminé l’épreuve en groupe»,  résume le chef d’équipe, l’élève-officier Chris Life.   « Tous les membres de notre unité étaient dans une forme adéquate, personne ne traînait dernière ou ne ralentissait le groupe. Tout le monde a travaillé fort et nous sommes restés ensemble. » 

En moyenne, le pourcentage de gens qui terminent les épreuves Tough Mudder se situe à 78 pour cent. Ce circuit où se mélangent boue et obstacles est conçu pour sortir les participants de leur zone de confort en mettant à l’épreuve leur force physique, leur endurance et leur force mentale. Il n’y a pas de gagnants ou de podium, ce n’est pas une course contre la montre; l’enjeu n’est pas de terminer le parcours le plus rapidement. Il s’agit plutôt d’un défi qui met l’accent sur le travail d’équipe et la camaraderie.

 « C’est une course à la fois longue et physiquement exigeante; pour la terminer, chacun doit travailler plus fort qu’il ne le ferait habituellement, tous doivent se serrer les coudes. La collaboration est un facteur essentiel à la réussite », explique l’Élof Life, qui a participé aux trois dernières épreuves Tough Mudder et qui est également un étudiant en génie logiciel à l’Université de Victoria.

 « Cette activité va bien au-delà de l’instruction militaire classique et de la collaboration entre soldats. En effet, les civils participaient également et ils nous aidaient à terminer le parcours. » 

L’Élof Life évoque un obstacle particulièrement redoutable appelé « The Pyramid Scheme ». L’équipe doit grimper par-dessus un immense plan incliné en formant une pyramide humaine. Les participants s’installent à quatre pattes les uns par-dessus les autres, formant ainsi une haute pile. La personne au sommet de la pyramide peut ainsi traverser de l’autre côté du plan incliné. Pendant ce temps, les membres des autres équipes, militaires et civils, viennent prêter main-forte pour aider chacun à passer franchir l’obstacle, s’assurant ainsi que tout le monde peut continuer le parcours.

Le temps était froid et venteux lorsque les réservistes ont entrepris le parcours, à 10 h 15. La pluie s’est mise de la partie, tombant de manière continue durant environ une heure avant la fin de leur salissante expédition de quatre heures.

 « Nous étions tous épuisés et transis de froid une fois l’épreuve terminée, mais nous étions heureux de ce que nous avions accompli et fiers d’avoir relevé le défi; tous ces facteurs contrebalançaient amplement les frissons et les douleurs »,  conclut l’Élof  Life.

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