ARCHIVÉE - Journée nationale de commémoration - rendre hommage aux sacrifices

Cette page Web a été archivée dans le Web

L'information dont il est indiqué qu'elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n'est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n'a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

Article / Le 13 mai 2014 / Numéro de projet : 2014-05-13

« S’il devait m’arriver quelque chose, tu vas rencontrer un grand nombre de personnes importantes. Rappelle-leur d’accorder toute leur attention à la mission et non aux victimes. »  Ces mots sont ceux que le caporal Jordan Anderson a confiés à sa femme Amanda avant son second départ en mission en Afghanistan, en 2007. Le caporal Anderson, un parachutiste du 3e Bataillon, Princess Patricia's Canadian Light Infantry, est décédé le 4 juillet de la même année, lors de l’explosion d’un dispositif explosif de circonstance.

Malgré sa demande, la Journée nationale de commémoration célébrée aujourd’hui avait pour but de rendre hommage aux sacrifices de ceux qui sont tombés au combat, à ceux qui ont été blessés et aux proches qui ont dû continuer d’aller de l’avant, en espérant que cette journée contribuera à les aider dans leur processus de guérison. La mission en Afghanistan a été la plus longue mission entreprise par le Canada depuis la Deuxième Guerre mondiale. C’était aussi la première fois depuis longtemps que le Canada envoyait des militaires faire face aux dangers des combats.

Des défilés ont eu lieu à différents endroits de la 3e Division du Canada : à Edmonton, à Wainwright, à Suffield et à Calgary. Tout le pays a observé deux minutes de silence au même moment. Le public chaleureux a assisté en très grand nombre à défilés, en compagnie de politiciens, d’anciens militaires et des familles des militaires qui ont perdu la vie au cours de cette mission de douze ans.

« Nous sommes réunis pour rendre hommage au service, aux sacrifices et aux réalisations de nos Forces armées, ainsi que pour leur exprimer notre gratitude», a déclaré le brigadier-général Christian Juneau, commandant de la 3e Division du Canada, lors du défilé d’Edmonton.

Cette cérémonie qui soulignait la fin de la mission a apporté un peu de réconfort à ceux qui continuent de pleurer la perte d’un être cher.

« C’est une étape de notre cheminement, une étape qui nous permet d’enfin recommencer à respirer après une longue période passée à retenir notre souffle », a tristement expliqué Sherry Clark, mère du soldat Joel Wiebe, du 3e Bataillon, PPCLI, tué le 20 juin 2007, le jour précédant son 23e anniversaire.

« Il a toujours voulu s’enrôler dans l’Armée. En tant que mère, je voulais qu’il soit heureux; et il a été heureux de faire partie de l’Armée », a conclu Mme Clark.

L’importance de la famille dans la vie d’un militaire ne doit jamais être minimisée.

À Shilo, au Manitoba, le lieutenant-colonel Stephen Joudrey, commandant de la BFC Shilo, a déclaré que « ce solide soutien des familles contribue directement au succès de ceux qui participent à la mission ».

Le lieutenant-colonel Sean Hackett, commandant de la BFC Suffield partage son opinion.  « Une grande attention a été légitimement accordée à la reconnaissance des militaires et des civils canadiens qui ont participé à la mission, qui ont servi et qui ont souffert, ainsi qu’à leur famille.» 

Au-delà des frontières de la famille, les militaires sont aussi soutenus par les communautés qui entourent leurs bases.

« Nos militaires en service actif reçoivent de vibrants encouragements de la part des membres de toutes les communautés du pays », a déclaré le lieutenant-colonel Richard Strickland à ceux qui ont assisté au défilé de la BFC Wainwright.

Certains membres de la famille et les amis des militaires tombés au combat ont trouvé une consolation dans le fait que ceux qu’ils ont perdus estimaient que leur travail était important. Malgré tout, il n’est jamais facile d’apprendre à composer avec la perte d’un être cher si jeune. Néanmoins, ceux qui ont servi sous les drapeaux ont répondu à l’appel quand il a retenti. Et ils y répondront de nouveau.

« Les membres des Forces armées canadiennes étaient prêts en 2002, lorsque le gouvernement a fait appel à eux, leur demandant d’aller aider, au péril de leur vie, ceux qui étaient le plus dans le besoin. Nous étions prêts alors, et nous le sommes aujourd’hui », a assuré le Bgén Juneau.

Date de modification :