L’essai de GPS au sein de l’Armée favorise l’innovation canadienne

Article / Le 9 janvier 2017 / Numéro de projet : 16-0335

Par Steven Fouchard, Affaires publiques de l’Armée

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Shilo (Manitoba) — Des artilleurs de l’Armée canadienne (AC) ont exécuté avec succès des essais de tir réel sur un dispositif novateur conçu pour protéger les systèmes mondial de localisation (GPS) militaires contre le brouillage.

L’AC a exécuté les essais les 27 et 28 octobre 2016, à l’appui du programme d’innovation Construire au Canada (PICC), soit une initiative du gouvernement fédéral visant à favoriser l’innovation au sein des entreprises canadiennes.

Mis sur pied en 2010, le PICC appuie les fournisseurs canadiens qui investissent pendant les dernières étapes de recherche et de développement, juste avant que les produits passent à l’étape du marché et de l’essai, ce qui aide les fabricants à apporter des modifications préalables à la mise sur le marché.

Les essais, qui ont été exécutés à la Base des Forces canadiennes Shilo, au Manitoba, ont permis d’évaluer la technologie antibrouillage GPS (GAJT) mise au point par l’entreprise NovAtel Inc., dont le siège social est situé à Calgary.

Les obusiers M777 de l’AC sont munis de trois systèmes GPS, notamment des munitions guidées par GPS, et la GAJT permet d’assurer qu’ils maintiennent leur exactitude lorsqu’une force ennemie utilise des dispositifs de brouillage ou qu’un brouillage involontaire survient.

Le dispositif GAJT est essentiellement une antenne qui lutte contre les signaux de brouillage, ce qui permet aux récepteurs GPS d’acquérir les signaux des satellites dont ils ont besoin pour fonctionner adéquatement. Dans le cadre des essais à l’aide du M777, la durabilité du dispositif GAJT a également été évaluée en le soumettant à l’onde de choc puissante qui est produite lorsque l’arme fait feu. Des essais préalables ont confirmé que la résistance au brouillage avait déjà eu lieu.

Le capitaine Thomas Booth, officier chargé de l’essai, a expliqué qu’à l’heure actuelle, on ne prévoit pas acheter plus que les dix dispositifs GAJT déjà acquis par l’AC par l’entremise du PICC, mais que de telles technologies présentent un intérêt et pourraient être considérées de nouveau à l’avenir.

Il a expliqué que l’essai de la GATJ, et le PICC en général, sont un bon exemple de collaboration non seulement entre le gouvernement et l’industrie, mais également entre les divers éléments de l’AC qui se sont mobilisés pour aider à faciliter les essais. 

« Il s’agit d’un aperçu intéressant de la façon dont l'AC fonctionnent et de la façon dont nous collaborons avec le gouvernement et les civils », a dit le Capt Booth. « Nous faisons tous partie de la même équipe. Lorsqu’une entreprise canadienne tire des avantages, c’est avantageux pour tout le Canada. Au sein de l’Armée, tout le monde vise les mêmes objectifs. Les processus administratifs entre les ministères exigent du temps et des efforts, mais nous pouvons quand même être créatifs et nous entraider. »

Il affirme que cet essai est le fruit d’une collaboration entre six différents ministères, organismes et directions générales, ainsi qu’un régiment et une base des Forces canadiennes. Ce n’était pas une mince affaire.

Le GPS, comme Internet, est une création du Département de la Défense (DoD) des États‑Unis et a seulement été mis à la disposition de la population en 2000 par Bill Clinton, alors président des É.-U.

« Internet a fourni une capacité de commandement et de contrôle décentralisés pour qu’il n’y ait aucun point de défaillance unique », a expliqué le Capt Booth. « Le GPS est un autre lien essentiel, car il fournit des renseignements sur la position, la navigation et la synchronisation. Il est nécessaire pour presque toutes nos tâches. »

« Il existe encore un groupe important au sein de l'AC qui ne veut pas s’appuyer uniquement sur les GPS », a-t-il ajouté. « Ces personnes veulent s’assurer de maintenir leurs aptitudes à utiliser des cartes et des boussoles. Dans l'AC, nous tenons toujours compte du pire scénario et, tant que nous pouvons continuer de mener nos activités dans le pire des scénarios, nous pouvons relever tous les autres défis. »

« Malgré la nécessité de conserver ces compétences fondamentales, l'AC sont toujours à l’affût de nouvelles technologies et capacités afin d’avoir une longueur d’avance dans des situations de conflit. Étant donné que le brouillage d’un signal GPS est relativement facile, des innovations telles que celles fournies par les dispositifs GAJT de NovAtel pourraient faire la différence entre la victoire et l’échec. »

Le PICC est toujours à la recherche d’innovations, et des soumissions peuvent être présentées par l’entremise du site Web du gouvernement : https://achatsetventes.gc.ca/initiatives-et-programmes/programme-d-innovation-construire-au-canada-picc.

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