Les jeunes autochtones relèvent un défi dans le cadre du nouveau programme d’enseignement coopératif militaire

Article / Le 26 mai 2017 / Numéro de projet : 17-1035

Remarque : pour visionner les photos additionnelles, veuillez cliquer sur la photo dans la galerie d'images.

Par le sous-lieutenant Stacie Nelles, Affaires publiques du 38e Groupe-brigade du Canada

Duck Lake, Saskatchewan — Douze élèves du secondaire de la Première nation de Beardy et d’Okemasis (BOFN) se sont lancé un défi : devenir membres de la Première Réserve des Forces armées canadiennes dans le cadre d’un nouveau programme d’enseignement coopératif au secondaire. Au cours des derniers mois, les élèves ont montré de quoi ils sont capables afin de pouvoir terminer leur Qualification militaire de base (QMB) et ils ont obtenu leur diplôme le 16 juin 2017.

Cette initiative militaire et autochtone est innovatrice. Le lieutenant-colonel Tony Engelberts, commandant du North Saskatchewan Regiment, a affirmé que le processus s’était échelonné sur 15 mois. L’idée est née d’une conversation informelle entre lui, Sheldon Couillonneur, (directeur du Constable Robin Cameron Education Complex), et le conseiller de la BOFN, Roy Petit. Des mois de discussion et de planification ont débouché en cette « occasion de développement des aptitudes personnelles qui feront d’eux [ces élèves] des leaders dans leur communauté », a déclaré le Lcol Engelberts.

« Après une première rencontre, j’ai reçu un courriel de [conseiller de la BOFN] Kevin Seeseequasis, qui expliquait que le programme était un exemple de « réconciliation en action », se souvient le Lcol Engelberts. « C’est à ce moment que j’ai pris davantage conscience des répercussions potentielles des actions que nous cherchions à mettre en place, et chacun d’entre nous avons travaillé à notre façon vers la Réconciliation, et les défis que nous avions en tant que Canadiens pouvaient être relevés.

Le commandant de l’Armée canadienne, le lieutenant-général Paul Wynnyk, est le champion de l’équipe de la défense pour les peuples autochtones et il appuie fermement cette initiative. « L’Armée canadienne entretient un lien unique et étroit avec les peuples autochtones », a-t-il déclaré. « Le fait d’allier la formation militaire avec les activités scolaires des jeunes Autochtones qui auront l’occasion de porter l’uniforme par la suite renforce ce lien. Je suis convaincu que ces jeunes Canadiens courageux deviendront des leaders dans leur communauté et qu’ils seront reconnaissants toute leur vie des aptitudes en leadership qu’ils auront acquises. »

Le Lgén Wynnyk a affirmé : « Ce qui est bon avec ce genre de programmes, c’est qu’ils permettent à l’institution et aux participants d’apprendre les uns des autres. Ces jeunes Autochtones peuvent être assurés qu’ils se joignent à une organisation qui connaît bien leur héritage et qui est réceptive et respectueuse de leurs cultures uniques. L’Armée canadienne travaille avec les communautés et les leaders pour faire en sorte que ces programmes fonctionnent. » 

À propos du programme comme tel, le Lcol Engelberts a fait l’affirmation suivante : « C’est bien plus qu’un programme d’enseignement coopératif de la QMB. C’est également une occasion de poursuivre une carrière militaire par la suite. » Des cours en sciences sociales sont ajoutés au programme et les élèves obtiennent deux crédits d’études secondaires pour avoir terminé la formation. Ils recevront également une paye régulière de recrue parce qu’ils ont terminé la qualification militaire de la Première réserve. À la réussite du programme, les élèves auront l’occasion de continuer à travailler au sein des Forces armées canadiennes (FAC).

M. Seeseequasis a servi dans les FAC pendant 14 ans et il comprend les défis auxquels sont confrontés les jeunes Autochtones. Il reconnaît que pour en arriver là, les élèves doivent surmonter certains obstacles, dont ceux de répondre aux exigences de conditionnement physique et de passer à travers un processus de demande exigeant.  

« Ils ont réussi à franchir ces obstacles et à aller jusqu’au bout », a-t-il déclaré. « Je suis tellement fier de voir qu’ils acceptent de relever ce défi. De les voir [les élèves] suivre les traces de certains membres de leur famille ... cela fait chaud au cœur et c’est rassurant de voir qu’ils sont responsables et qu’ils prennent de bonnes décisions. »

Le Lcol Engelberts est témoin de la progression des élèves, car ils s’entraînent au Manège militaire Sergeant Hugh Cairns VC. « Chaque fois que je parle à de nouveaux militaires, je mets l’accent sur leur place avec nous après l’entraînement et comment ils peuvent également faire partie de notre communauté », a-t-il déclaré. Il a également faire remarquer que les élèves pouvaient devenir membres de la Première réserve s’ils le désiraient.

L’Armée canadienne cherche continuellement à mieux harmoniser ses programmes pour les membres des peuples autochtones qui souhaitent s’enrôler dans la Première réserve ou dans la Force régulière ou encore dans les Rangers canadiens pour ceux qui se trouvent dans des communautés plus éloignées. De nouveaux incitatifs et programmes qui mettront en lumière les occasions pour les peuples autochtones dans les FAC sont en cours d’élaboration, ce qui fait état de l’engagement de l’AC à bâtir un avenir positif en collaboration avec les peuples autochtones du Canada.

Pour commenter cet article, rendez-vous dans la section Articles de la page Facebook de l’Armée canadienne

 

Date de modification :