ARCHIVÉE - Renouvellement de l’Armée : Fusionner la simulation à la réalité pour l’instruction et les situations réelles

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Article / Le 5 mars 2015 / Numéro de projet : 14-0267

Kingston, Ontario — Les soldats d’aujourd'hui n’apprennent plus à combattre comme nos grands-oncles l’ont fait. En se fiant moins sur l’instruction au tir réel, la simulation et les outils d’apprentissage technologiquement avancés offrent des façons avant-gardistes et stimulantes d’entraîner l’Armée de demain

La simulation à grande échelle et la modélisation 3D amènent les résultats de l’instruction de l’Armée canadienne (AC) à des sommets que nous n’aurions pas crus possibles. La technologie avant-gardiste ouvre la voie à des compétences de soldat meilleures et plus fortes, tout en minimisant les risques et les coûts. Fait notable, la simulation peut même être utilisée pour parcourir rapidement les protocoles et les procédures juste avant le début d’une vraie bataille.

Les soldats apprennent à conduire un char dans un Soldiers simulateur qui peut reproduire de manière réaliste les embardées et les rebonds d’un terrain accidenté tout en naviguant dans un paysage virtuel, mais naturel.

La révolutionnaire technologie d’impression 3D se prête bien à la fabrication de maquettes de travail de tout, allant de systèmes de mise à feu de fusils et d’armes pour l’entraînement à de petites maquettes de la vue de rues d’un centre-ville ennemi, comprenant des modèles de chars et de soldats – offrant une connaissance de la situation sans égal avant une vraie bataille ou patrouille. 

Les scénarios d’instruction collective complexes et complets faisant appel à la participation de l’Armée, de la Marine royale canadienne (MRC), de l’Aviation royale canadienne (ARC) et à diverses troupes alliées sont interdépendants, utilisant un certain nombre d’aspects de la simulation moderne pour créer l’activité d’apprentissage nécessaire.

L’Armée canadienne est un chef de file mondial reconnu dans le développement, l’emploi et l’utilisation novatrice de la simulation économique des outils d’apprentissage avancés. Le Centre de doctrine et d’instruction de l’Armée canadienne (CDIAC) à Kingston (Ontario) utilise différents types de simulation pour préparer les soldats, les leaders et le personnel d’état-major dans l’ensemble de l’AC, des Forces armées canadiennes (FAC) et d’autres ministères et organismes du gouvernement du Canada à différentes missions nationales et internationales.

Cela peut être de participer à des missions internationales de la coalition comme l’actuelle opération IMPACT contre l’État islamique en Irak et au Levant (aussi connu comme l’État islamique en Syrie et en Irak); offrant de l’aide humanitaire dans les zones sinistrées; défendre la souveraineté dans l'Arctique; appuyer les engagements multinationaux comme l’Expérience commune annuelle des FAC dans l’Arctique et l’opération.

L’AC utilise également la simulation pour permettre le développement des capacités, l’expérimentation, la recherche, le développement et l’acquisition de nouvelles capacités.

Dirigée et gérée centralement au sein de l’Armée par la stratégie de simulation de l’AC, la simulation de l’AC continue de s’améliorer grâce au partage de la technologie et des leçons apprises pendant l’instruction collective avec la MRC, l’ARC, les membres de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et les alliés du Canada.

Ces trois catégories sont utilisées dans l’instruction

La simulation d’instruction de l’AC est divisée en trois chemins distinctifs vers un niveau de préparation élevé :

  • Simulation virtuelle – Des personnes réelles, utilisant un équipement simulé, dans un environnement simulé générant des effets simulés (pensez à un jeu vidéo exhaustif);
  • Simulation réelle – Des personnes réelles dans un environnement simulé, utilisant un vrai équipement, mais avec des effets simulés (pensez à des soldats en habit de combat complet avec de vrais chars ou fusils dans un environnement extérieur avec des munitions ([normalement factices]);
  • Simulation constructive – Des personnes réelles contrôlant des unités, plateformes ou systèmes simulés avec de l’équipement simulé, dans un environnement simulé générant des interactions et des effets (pensez à un soldat en habit de combat complet contrôlant une bataille simulée par un espace de bataille virtuel qui comprend des aspects terre, mer et air.)

La simulation aide à entrainer les officiers canadiens et alliés de manière efficace et efficiente

Le cours sur les opérations de l’Armée de terre (COA) de l’AC est un exemple de simulation constructive. Le COA est un cours de six mois qui prépare les officiers à de futurs rôles de leadership et de commandement. Le COA est donné par le Collège de commandement et d’état-major de l’Armée canadienne (CCEMAC), le centre d’excellence doctrinal et intellectuel de l’Armée, situé à Kingston (Ontario). Le CCEMAC donne trois COA par année : deux pour la Force régulière et un pour la Première réserve.

Le cours se termine par l’exercice FINAL DRIVE, un examen final de 10 jours qui met à l’épreuve les nouvelles connaissances des stagiaires, utilisant des simulations informatiques à la fine pointe de la technologie qui imitent des situations de combat réelles.

Environ 80 stagiaires et instructeurs militaires ont participé au plus récent exercice 80 military students and instructors participated in the most recent FINAL DRIVE DRIVE, qui s’est terminé au début décembre 2014. Des étudiants stagiaires de plusieurs pays, y compris d’Antigua-et-Barbuda, du Bangladesh, du Brésil, de la Malaisie et de la Pologne, ont participé aux côtés de leurs collègues canadiens.

« L’exercice FINAL DRIVE est une étape clé pour les officiers puisqu’il leur offre une occasion de tester et de développer leurs compétences de leadership et de commandement dans le cadre d’une formation continue pour devenir les leaders de demain, » explique le colonel R.D. Walker, commandant du CCEMAC.

À l’aide d’exercices de simulation très récents comme l’exercice FINAL DRIVE, l’Armée est en mesure de créer des scénarios éducatifs et stimulants à l’extérieur de l’entraînement tactique, donnant une instruction plus sécuritaire et économique.

La simulation permet le développement des compétences dans un environnement non létal

L’utilisation de la simulation comporte de nombreux avantages, mais le plus important est la sécurité du soldat, selon le lieutenant-colonel Stephen Newman, chef de la section de l’intégration et de la simulation, qui est un officier d’échange américain travaillant pour le chef d'état-major de l’autorité d’instruction de l’Armée, au CDIAC.

« En résumé, comme armée, nous ne pouvons sortir et tirer des munitions réelles sur les autres, » explique le Lcol Newman.  « La simulation remplace ça. »

La simulation permet aux soldats de s’entraîner librement dans des environnements complexes et stimulants et de parfaire leurs compétences sans risque de pertes de vie ou d’équipement. Cet état de préparation peut aider à protéger les soldats du stress du combat réel et des opérations en matière de sécurité.

« Prenez par exemple un simulateur virtuel, comme un simulateur de conduite. Les soldats, grâce à la simulation, ne sont pas épuisés physiquement, ils ne se font pas tirer dessus, ils ne subissent pas les intempéries, mais ils ont des contraintes de temps et lorsque c’est bien fait, la simulation les aide à visualiser l’espace de bataille, » explique le Lcol Newman.

Il note qu’un type particulier de simulation virtuelle a été utilisé pour entraîner les soldats en route vers l’Afghanistan, qui utilisait des images produites par ordinateur de routes réelles afghanes. Les soldats étaient en mesure de distinguer les routes sécuritaires et non sécuritaires à la suite de l’instruction virtuelle.

« Certainement, lorsque vous atteignez ce niveau de détails, vous aidez à éliminer les facteurs de stress, participez à faire face aux pressions dans un environnement d’instruction contrôlé comparé à y faire face dans un secteur dangereux, » rajoute le Lcol Newman.

La simulation fait économiser de l’argent, est bonne pour l’environnement et peut améliorer les opérations courantes

La simulation est une composante clé de l’examen de l’instruction de l’Armée, un projet de grande envergure qui examine tous les aspects du système d’instruction, et un élément essentiel du programme de renouvellement de l’Armée. 

L’efficience de l’instruction est atteinte par la simulation en réduisant le nombre d’heures nécessaires, les kilomètres parcourus, les munitions utilisées et l’équipement porté et usé dans l’ensemble de l’Armée. Lors d’une simulation, le nombre de fois qu’on peut pratiquer une compétence est presque illimité.

L’instruction par simulation protège l’environnement, nécessite moins de carburant, d’entretien et de munitions, et réduit les impacts physiques sur l’environnement.

L’Armée a également limité les coûts en développant de l’équipement de simulation à l’interne, grâce à des collaborations des forces alliées ainsi que des partenariats avec l’industrie et des collèges. Le Canada a un protocole d’entente (PE) avec le R-U qui a donné lieu à une simulation construite conjointement qui est utilisée dans les deux pays aujourd'hui, selon le major Sam Pollock, section de la simulation de l’autorité d’instruction de l’Armée, au CDIAC.

« Comme les deux pays cherchent à améliorer la simulation, ils travaillent ensemble et des améliorations sont faites et payées qu’une seule fois, » explique le Maj Pollock.

Dans un autre exemple, l’AC a un PE avec le Nouveau-Brunswick qui comprend un impressionnant programme de stage avec le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick qui fait quatre gagnants : la province, le collège, les étudiants et l’AC.

« Cela signifie essentiellement que notre partenaire de l’industrie développe le logiciel pour le simulateur et l’AC détient les droits de propriété intellectuelle. Nous pouvons ensuite le partager au sein de l’Armée et l’adapter au besoin sans frais supplémentaire puisque nous en détenons les droits, » explique le Lcol Newman.

La simulation de l’AC utilisée dans l’instruction est une capacité croissante qui peut s’intégrer sans difficulté dans toutes les étapes de l’instruction et même être utilisée pendant une vraie opération pour pratiquer rapidement des protocoles de communication, des procédures sur les armes à feu, des tactiques ou des aspects techniques avant un combat imminent.

Le présent article est un aperçu de la façon dont l’Armée canadienne utilise les outils d’apprentissage avancés et la simulation pour entraîner efficacement l’Armée de demain. Il s’inscrit dans une série d’articles sur les activités de simulation. Pour d’autres articles sur le renouvellement de l’Armée, visitez : http://www.army-armee.forces.gc.ca/fr/a-propos/renouvellement-de-larmee.page .

Écrit par Lynn Capuano, Affaires publiques de l'Armée

Cet article a été édité le 10 mars, 2015 pour mettre à jour une référence des pays membres de l’OTAN.

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