Travailler à temps partiel dans la Force de réserve

Article / Le 31 janvier 2017

par Danielle J. Carlson, Affaires publiques, 3 Div CA

La décision de devenir réserviste n’a pas été difficile pour le capitaine (Capt) Jason Pascoe. Originaire d’Australie, le Capt Pascoe a servi durant dix ans dans l’armée australienne avant de suivre sa femme à Edmonton, au Canada. Il s’est enrôlé dans les Forces armées canadiennes (FAC) en 2012. Deux ans plus tard, très peu de temps après être devenu citoyen canadien, il est devenu membre du Loyal Edmonton Regiment.

« Je travaillais sur cela depuis un bon bout de temps », affirme le Capt Pascoe.  « Après la cérémonie de citoyenneté, je suis allé directement au bureau avec mon nouveau certificat de citoyen afin qu’il soit ajouté à mon dossier. » 

Semblable à la Force régulière, la Force de réserve est un élément totalement intégré des FAC. La Réserve a contribué de manière importante aux opérations du Canada, que ces opérations se déroulent au pays ou à l’étranger. Contrairement aux membres de la Force régulière cependant, les réservistes ne sont pas tenus de servir durant un nombre minimal d’années. Ils peuvent également travailler à temps partiel.

Certains réservistes choisissent de travailler à temps plein dans la Force de réserve; toutefois, bon nombre d’entre eux s’enrôle à temps partiel, ce qui leur donne plus de souplesse pour trouver l’équilibre entre leur travail militaire et leurs autres responsabilités. Le Capt Pascoe est un officier d’infanterie et un commandant de peloton dans le Loyal Edmonton Regiment. Il a choisi de joindre la Réserve parce qu’il voulait œuvrer dans un milieu de travail stimulant tout en étant au service des autres. Lorsqu’il ne porte pas l’uniforme militaire, il demeure un citoyen dont le travail est axé sur la communauté, car il est agent de la paix dans sa communauté.

« Être à la fois réserviste et agent de la paix est formidable pour le leadership, quelle que soit la situation où vous vous retrouvez », explique-t-il.   « J’avais l’impression qu’il y aurait beaucoup de défis à relever sur le plan physique et comme membre d’une équipe, mais je savais que je pourrais y arriver et que j’y avais ma place. » 

Le Capt Pascoe a pu tirer profit de l’expérience acquise dans ses deux rôles professionnels à plusieurs occasions, notamment dans le cadre des opérations menées au pays. En compagnie des autres membres du Loyal Edmonton Regiment, il est venu en aide à la population lorsque l’incendie de Fort McMurray faisait rage au printemps passé. Le Capt Pascoe croit que son expérience d’agent de la paix l’a aidé à diriger son équipe et à réaliser les tâches qui lui avaient été confiées.

Il est également possible de trouver un équilibre entre le travail et les études ou les responsabilités familiales. Comme réserviste, puisqu’il n’était pas tenu de servir durant un nombre précis d’années, le déménagement dans un autre pays s’est déroulé beaucoup plus facilement pour le Capt Pascoe et sa femme. Travailler à temps partiel lui a également permis d’obtenir sa maîtrise en gestion des catastrophes et des urgences à l’Université Royal Roads.

« La communication et la bonne gestion du temps sont des éléments essentiels. » 

Bien que remplir plusieurs rôles en même temps soit parfois difficile, de nombreux réservistes arrivent à trouver un équilibre harmonieux entre leurs responsabilités. Ils arrivent à bien gérer la situation en se fixant des objectifs réalistes et en faisant état de leur situation à ceux qui sont impliqués.

«  J’y suis arrivé avec le soutien de mon employeur, de mes professeurs et de ma famille. J’ai dû faire quelques sacrifices ici et là, mais ce que j’ai reçu en retour en termes de soutien et d’expériences vécues est inestimable à mon avis. » 

Date de modification :