The Queen's Own Rifles of Canada - Histoire

Notre histoire

The Queen's Own Rifles of Canada est le régiment d’infanterie du Canada ayant servi le plus longtemps de façon ininterrompue et l’un de ceux qui se sont le plus distingués. Le Régiment est constitué le 26 avril 1860 par la fusion de six compagnies d’infanterie existantes : Barrie Volunteer Militia Rifle Company; 1st et 3rd Toronto Volunteer Militia Rifle Companies; Toronto Highland Volunteer Rifle Company; Toronto Volunteer Militia Foot Artillery Company et la Whitby Volunteer Highland Rifle Company. Lors de sa formation, il est nommé 2nd Battalion, Volunteer Militia Rifles of Canada, désignation qui est perpétuée de nos jours par la présence du chiffre « 2 » sur son insigne régimentaire de coiffure. Le 1st Battalion, mis sur pied à Montréal, n’existe plus. Même s’il s’agissait de volontaires, l’expertise militaire ne faisait pas défaut. Le premier commandant du Régiment, le Lieutenant-colonel W.S. Durie, était diplômé de Sandhurst et un ancien combattant de l’armée britannique; pour sa part, le Capt H. Goodwin, le capitaine-adjudant, avait participé à la bataille de Waterloo au sein du Royal Horse Artillery.

Le Queen’s Own, qui a pris part à toutes les campagnes militaires du Canada, a subi ses premières pertes – sept soldats tués au combat, deux qui sont morts des suites de leurs blessures et 21 blessés – lors de la bataille de Ridgeway, contre les Fenians, le 2 juin 1866. Depuis lors, pendant l’expédition de la rivière Rouge, la Rébellion du Nord-Ouest, la guerre des Boers, les deux guerres mondiales et la guerre de Corée, le Régiment s’est distingué au combat, et 2 000 de ses hommes ont été tués et des milliers d’autres blessés. Sept de ses soldats ont été décorés de la Croix de Victoria.

La lecture des inscriptions au drapeau que le Régiment a reçues lors des deux guerres mondiales constitue un rappel d’une glorieuse histoire : Saint-Julien, Somme, Vimy, Passchendaele, débarquement de Normandie, Le Mesnil Patry, Caen, Falaise, l’Escaut, la Rhénanie, le Hochwald, le Rhin. Pendant la Première Guerre mondiale, le Régiment a déployé six bataillons outre-mer au sein du Corps expéditionnaire canadien; ses pertes se sont élevées à 1 254 officiers et soldats. Le Queen’s Own a été le seul Régiment de Toronto à participer au débarquement en Normandie, le jour J, soit le 6 juin 1944; il est arrivé à Bernières-sur-Mer comme bataillon d’assaut droit de la 3e Division du Canada, et a subi de lourdes pertes. Le Queen’s Own a combattu dans le Nord-Ouest de l’Europe jusqu’en mai 1945, et 449 de ses membres ont été tués.

En octobre 1953, le Régiment a été intégré à l’Armée régulière du Canada avec deux bataillons complets. L’année suivante, le 2e Bataillon a été expédié en Corée et, en 1955, dans le cadre de la contribution du Canada à l’OTAN, il a été déployé en Allemagne. De 1960 à 1963, le 1er Bataillon l’a relevé. Entre 1963 et 1968, les deux bataillons se trouvaient dans l’Ouest du Canada et leurs membres servaient périodiquement au sein des forces de l’ONU à Chypre. Jusqu’en 1968, le Régiment se composait de deux bataillons de soldats de la Force régulière, d’un bataillon de la Milice et du Dépôt régimentaire, à Calgary.

L’unification a fait en sorte que les unités de la Force régulière ont été réduites à néant; le Dépôt a fermé et le bataillon de la Milice de Toronto a été préservé pour maintenir les traditions du Queen’s Own. De 1982 à 1995, la tâche opérationnelle du Régiment était de fournir l’essentiel d’une compagnie aéroportée au Régiment aéroporté du Canada.

Aujourd’hui, le Queen’s Own Rifles of Canada s’entraîne comme bataillon d’infanterie en tant qu’élément du 32e Groupe-brigade du Canada. Il constitue la seule unité de la Réserve à compter le parachutisme parmi ses tâches et les membres du Régiment tiennent fièrement à jour leurs compétences de parachutistes.

Le Régiment a déployé des soldats en Bosnie, au sein de la Force de stabilisation de l’OTAN, et il a participé à l’opération Récupération, visant à aider des citoyens de l’Est de l’Ontario après la tempête de verglas de janvier 1998. Plus récemment, de nombreux membres du Régiment ont servi en Afghanistan, dans les rangs de la Force internationale d’assistance à la sécurité. Le Régiment The Queen’s Own Rifles of Canada, dont la maison mère est le manège militaire de Moss Park, dans la garnison de Toronto, reste fidèle à sa devise : In Pace Paratus – « Prêts dans la paix ».

Plus d'histoire sur The Queen's Own Rifles of Canada peut être trouvé sur le site Internet Histoire et patrimoine.

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