The Queen's York Rangers (1st American Regiment) (RCAC) - Histoire

Notre histoire

L'histoire du Queen's York Rangers remonte à l'époque de la guerre de Sept Ans, alors que des compagnies mises sur pied par Robert Rogers combattaient aux côtés des troupes britanniques dans des raids le long de la frontière du Canada français. Formées au combat en forêt, à la reconnaissance et à la guerre irrégulière, les unités comme les Rangers de Rogers ont finalement donné aux troupes régulières britanniques, les « habits rouges », des munitions efficaces pour s’opposer aux tactiques de guérilla adoptées par les Canadiens-français et leurs alliés autochtones, ce qui a permis de les battre sur leur propre terrain.

L’unité a été formée à nouveau avec des Loyalistes britanniques dans le cadre de la Guerre d'indépendance des États-Unis et rebaptisée les Queen's Rangers. Elle comptait alors cinq troupes de cavalerie. Les Rangers, à la tenue verte, ont combattu les Révolutionnaires américains aux côtés des personnes restées fidèles à la Couronne britannique. Sous les ordres de John Graves Simcoe, le Régiment s’est battu dans presque tous les théâtres d'opérations de la guerre et a obtenu, comme première unité loyaliste, le titre de 1st American Regiment. Ils sont demeurés invaincus lors des combats, mais ont dû se joindre au reste des troupes britanniques lors de la capitulation finale à Yorktown en 1781. Le drapeau du Régiment de cette époque est aujourd’hui fièrement exposé au mess des officiers de l’unité.

Lorsque Simcoe est nommé lieutenant-gouverneur du tout nouveau Haut-Canada (aujourd’hui l’Ontario) en 1791, son unité est remise sur pied à partir des leaders de la guerre et de nouveaux volontaires venus d’Angleterre. Ils étaient au cœur de la défense de la nouvelle colonie. Les Rangers se sont mis au travail pour construire le Fort York original et tracer les rues Dundas et Yonge à travers la nature sauvage afin de jeter les fondations de la première ville de York (aujourd’hui Toronto). L'unité a été dissoute en 1802 et ses membres sont passés aux bataillons de la milice du comté de York, lesquels ont pris part à la guerre de 1812 et, une génération plus tard - au sein des Queen's Rangers, en l'honneur de la nouvelle reine d'Angleterre, Victoria – ont aidé à mater la rébellion du Haut-Canada, en 1837. Aujourd’hui, des rues du centre-ville de Toronto portent les noms d’anciens officiers du Régiment, devenus les leaders de la milice du comté; mentionnons par exemple les rues Jarvis, McGill et Shaw.

À l'époque de la Confédération, les compagnies formant l'unité alors désignée York County Battalion étaient basées dans les cantons de Scarborough, d'Aurora et de King; en 1872, elles ont récupéré le patrimoine de leur unité et ont été rebaptisées York Rangers. En 1885, beaucoup de membres de cette unité ont marché vers l'Ouest pour aider à vaincre les forces de Louis Riel au cours de la Rébellion du Nord-Ouest.

L’histoire du Régiment est également fortement liée à celle du 20e Bataillon, unité du Corps expéditionnaire canadien en France pendant la Première Guerre mondiale. Ce bataillon, de même que les 35e, 127e et 220e Bataillons, a été mis sur pied et entraîné par les York Rangers et il a participé à toutes les batailles d'importance de la Première Guerre mondiale. À la colline 70, le Sgt Hobson a gagné sa Croix de Victoria et, au cours des dernières semaines de la guerre, près de Cambrai, le Lt Algie fit de même. Ces deux médailles ont été décernées à titre posthume.

De nombreux jumelages ont mené à la création, en 1936, du régiment actuel, avec intégration des inscriptions au drapeau du 20e Bataillon. En 1939, le Régiment a été appelé en service au pays, avec pour mission de garder le canal de Welland en vue d'empêcher tout sabotage. Un deuxième bataillon a été mis sur pied et a suivi la majorité de son entraînement à Newmarket, formant un bassin de soldats qualifiés pour les unités à l’étranger. En 1945, les deux bataillons avaient fourni près de 2 000 officiers et soldats aux unités de première ligne opérant partout dans le monde.

Après la guerre, le régiment a été transformé en unité blindée lourde et s’est entraîné à Aurora et à Camp Borden avec des chars Sherman. En 1965, toutefois, il a repris son ancien rôle d’éclaireur de l’Armée de terre et, aujourd’hui, la reconnaissance demeure sa spécialité.

Avec un escadron encore basé à Aurora, le poste de commandement régimentaire se trouve aujourd’hui au manège militaire Fort York, à proximité du site où le fort original a été érigé par les Rangers dans les années 1790. La mission du Régiment consiste à mettre en service l’escadron de reconnaissance du 32 GBC. À bord de G-wagons, il éclaire la progression, fournit un écran aux postes d’observation, escorte les convois et affronte, à titre de force de réaction rapide, les menaces où qu’elles soient dans la zone d’opérations de la brigade. Une grande partie de l’entraînement concerne le maintien de la paix, et des douzaines de Rangers ont servi au sein des NU ou de l’OTAN à Chypre, en Namibie, en ex-Yougoslavie, au Rwanda et en Afghanistan.

Plus d'histoire sur The Queen's York Rangers (1st American Regiment) peut être trouvé sur le site Internet Histoire et patrimoine.

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